Sépulture et deuil

Rédigé par des auteurs spécialisés Ooreka  À jour en janvier 2021

Sommaire

Damien LE GUAY, spécialiste du deuil, affirme que 50% des dépressions font suite à un deuil mal fait (France culture 19/01/13). Bien faire son deuil est donc une chose importante.

Parmi les éléments qui permettent de "bien faire son deuil", la présence d’une sépulture semble être un moyen important pour y parvenir.

Quelle est la relation entre sépulture et deuil ?

La sépulture c’est à la fois le lieu repéré où repose le défunt et les rituels funéraires qui y sont associés. Dans tous les cas on prend soin du défunt, on l’honore et l’on se le remémore à travers sa sépulture qui est une réalité physique.

Entretenir les liens avec le défunt et son souvenir

Pour l'homme primitif, la première raison d’une sépulture était d’éviter le démembrement et l’éparpillement du corps du défunt par la faune environnante, en prenant soin du cadavre et en gardant une trace de lui. Cette trace physique peut être le lieu où le défunt repose (tombe, caveau) mais aussi un reste de son corps (ossement, urne avec ses cendres). Chaque culture a ses pratiques en la matière.

Mais d’autres raisons complètent la nécessité de la sépulture :

  • le besoin d’accompagner le défunt ;
  • le besoin de l’honorer ;
  • le besoin d'en conserver une trace.

Le défunt n’est plus visible et ne reviendra pas, mais les liens qui l'unissent aux vivants peuvent perdurer à travers sa sépulture et son pouvoir d’évocation.

Cette dernière est physiquement visible et souvent un lieu marqué qui, de ce fait, évoque le disparu et permet, en suscitant des souvenirs, l’entretien de ces liens.

Marques de sépulture et travail de deuil

Prise de conscience de l'absence définitive

La sépulture est souvent accompagnée de marques qui permettent d’identifier le défunt et de repérer le lieu où il repose.

C’est à travers ces marques que les proches prennent conscience de l’absence définitive du défunt et se le remémorent. Elles sont donc essentielles pour le travail de deuil.

Caractéristique de notre espèce

Le fait de prendre soin de ses morts n’est pas récent : les premières traces de sépultures trouvées datent du paléolithique moyen, soit 100 000 ans avant J.C., l’époque de l’homme de Néandertal.

Ainsi, "l’humain"  (qui vient du latin "humo" : j’enterre), est "celui qui enterre ses morts". Plus largement, celui qui en prend soin et en garde une marque. C’est une caractéristique de notre espèce. La facilitation du travail de deuil fait sûrement partie des fondements de cette pratique.

L’on peut donc penser que faire l’impasse sur le fait d’offrir une sépulture à un défunt irait à l’encontre d’une pratique dont les fondements sont suffisamment solides pour avoir traversé les millénaires.

Pour en savoir plus :

  • Le deuil est une étape difficile mais nécessaire pour les proches du défunt. Notre site vous propose quelques conseils pour le favoriser.
  • Le deuil pathologique n'est pas tellement rare et peut apparaître quand le processus de deuil prend un cours anormal et que des troubles apparaissent. Informations et conseils.
  • Lors d'un deuil et pour un enterrement, les fleurs sont des marques de respect pour le défunt et de soutien à sa famille de la personne. Comment choisir des fleurs pour une personne en deuil ? Suivez nos conseils. 
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